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JE SUIS TÉMOIN

La violence conjugale est un sujet tabou dans notre société, car elle est souvent perçue comme une problématique qui relève de la sphère de l’intimité, de la vie privée du couple ou de la famille. C’est ce qui fait que nous hésitons souvent à intervenir dans ce genre de situation.

COMMENT AIDER UNE PERSONNE
DE VIOLENCE CONJUGALE 
?

Pour que ça change... il faut dénoncer la violence !
Assurez-vous, avant d'intervenir, que ce que vous allez faire ne vous mettra pas vous-même en danger ou ne va pas accroître le danger auquel est déjà exposée la victime.

La situation peut devenir plus délicate et complexe lorsque la victime est une amie, une collègue, une sœur... Comment intervenir dans cette situation ?

Il est possible que vous ayez tenté d'en parler, mais que vous avez l'impression qu'elle vous ment ou masque la vérité.

Sachez que si votre proche ne semble pas tout dire, ce n'est certainement pas mal intentionné de sa part : une femme victime de violence conjugale peut avoir peur ou avoir honte de ce qu'elle vit.

Gardez en tête que malgré votre sentiment d'impuissance ou votre incompréhension face à son choix de demeurer dans la relation d'y retourner, il s'agit de sa démarche à elle. Vous ne pouvez rien faire de plus que de lui apporter votre soutien, votre écoute et nous la référer, même si cela peut paraître difficile !

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REPÉRER LES INDICES.

Vous avez l'impression qu'une de vos proches vit des difficultés importantes avec son conjoint ou son ex-conjoint ?

Voici quelques signes qui peuvent indiquer qu'elle subit de la violence conjugale. Attention, ces indices sont à titres informatifs et ne sont pas la preuve directe de violence conjugale.

  • Elle est isolée, elle sort peu ou pas, elle entretient le minimum de contact avec son entourage.

  • Elle délaisse graduellement les activités qui lui tiennent à coeur, comme ses loisirs, son travail...

  • Son conjoint parle souvent à sa place

  • Elle se blâme de façon excessive, se responsabilise par rapport à des éléments qui ne sont pas de son fait

  • Elle doit demander la permission à son conjoint pour prendre des décisions

  • Elle a des marques physiques (bleus, ecchymoses, plaies) qu'elle ne peut pas justifier ou qu'elle justifie de façon improbable

  • Elle excuse les paroles, attitudes et gestes de son conjoint

  • Elle évite les sujets de conversation qui tournent autour de la violence conjugale ou de la séparation

  • Elle semble être constamment sur la défensive

  • Elle semble déprimée, désillusionnée, vous ne la reconnaissez plus

LES FACONS D'AIDER.

Si vous avez des doutes, demandez directement à la personne si elle vit de la violence. 

Vous pouvez l'informer sur les différents types de violence.

Dites-lui qu'elle n'est pas responsable de la violence, que personne ne mérite de vivre de la violence, peu importe la situation.

Valorisez-la de s'être confiée à vous. Validez sa colère et sa peur. 

Comprenez qu'il est difficile pour elle de changer la situation. Ecoutez-la sans la juger. Croyez-là.

Parlez-lui des ressources, de l'importance de se mettre en sécurité (elle et ses enfants), vous pouvez établir avec elle un scénario de protection.

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LES PIÈGES À ÉVITER.

En situation de violence conjugale, certaines actions posées avec l'intention d'aider la victime peuvent nuire ou augmenter le danger auquel celle-ci fait face.

Étant donné la complexité et le caractère délicat des situations de violence conjugale, il est nécessaire d'agir avec soin et de réfléchir aux impacts négatifs que peuvent avoir les interventions extérieures.

Voici quelques exemples de comportement à éviter :

  • Confronter l'agresseur​

  • Questionner la victime sur la violence, en présence de l'agresseur​

  • Minimiser, contester ou banaliser ses propos

  • La blâmer, insinuer qu'elle peut provoquer la violence

  • Exercer une pression pour qu'elle quitte son conjoint, lui dire quoi faire

  • Diriger le couple vers des services de thérapie conjugale